28 janvier 1899 : chanson pour les après-midi pluvieux
Instant classique – 28 janvier 1899… 121 ans jour pour jour. Ernest Chausson compose à la fin de l’année 1898 une mélodie pour soliste, piano et quatuor à cordes (elle existe aussi pour orchestre), baptisée Chanson perpétuelle. Bâtie à partir d’un poème de Charles Cros, elle décrit le désespoir suicidaire d’une femme abandonnée par son amant.
Souvenirs, souffrance et apaisement par la mort, cette mélodie douce et désolée n’égaiera peut-être pas spontanément votre journée, mais la musique d’Ernest Chausson, dont c’est la dernière œuvre achevée avant sa mort si stupide dans un accident de vélo quelques mois plus tard, est d’une beauté envoûtante.
Dédiée à Jeanne Raunay, la chanson est créée par celle-ci il y a tout juste cent vint-et-un ans. Sandrine Piau la restitue ici avec un ton désespéré, et presque déjà mourant, incarnant parfaitement celle dont le cœur est parti et qui va voir son âme le suivre. Magnifique !